LES SERVICES

DE SANTÉ INNOVANTS

L'activité des pharmaciens d'officine s'est longtemps focalisée sur la dispensation et la vente des médicaments, et, plus récemment, des dispositifs médicaux. Toutefois, depuis la loi dite "HPST" de 2009, leur champ d'intervention potentiel s'est considérablement élargi à travers l'attribution de nouvelles missions :

- les soins de premier recours ;

- l'éducation thérapeutique  et les actions d'accompagnement des patients ;

- la permanence des soins ;

- la mission de pharmacien référent en EHPAD ;

- la mission de pharmacien correspondant au sein d'une équipe de soins, dans le cadre des coopérations entre professionnels de santé ;

- les entretiens pharmaceutiques et les bilans partagés de médication ;

- la réalisation de tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) ;

- la vaccination contre la grippe saisonnière ;

- les conseils et prestations destinés à favoriser l'amélioration ou le maintien de l'état de santé des personnes (qui ne sauraient se limiter aux action prévues par la convention nationale organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d'officine et l'Assurance maladie , ainsi qu'il ressort de l'arrêt du Conseil d’État du 28 décembre 2017).

La mise en place de ces nouvelles missions est susceptible de soulever des difficultés juridiques (étendue et limites des actes réalisés, application du droit de la concurrence...) mais aussi interroge sur les possibilités de financement et, plus largement, sur l'évolution du mode de rémunération du pharmacien.

Par ailleurs, le vieillissement de la population et l'accroissement du nombre de patients atteints de pathologies chroniques rend particulièrement préoccupante la diminution du nombre de médecins généralistes qui se double de fortes inégalités de répartition des professionnels de santé sur les territoires. Il est donc pertinent de s’interroger sur les évolutions nécessaires pour mieux organiser la prise en charge des soins non programmés. Une des solutions passe par le développement des partages d’informations et de tâches entre médecins et autres professionnels de santé. Nous examinerons en particulier les conditions nécessaires (juridiques et économiques) pour que les pharmaciens, implantés sur l’ensemble du territoire de façon harmonieuse en raison du quorum démo-géographique présidant à l’implantation de leurs officines, puissent constituer une porte d’entrée privilégiée pour offrir des premiers soins non programmés. Cela pourrait passer notamment par la possibilité de dispenser sans recours au médecin, sous protocole et avec traçage obligatoire dans le dossier pharmaceutique, d’un certain nombre de traitements. La dispensation libérée de médicaments jusque-là soumis à prescription médicale obligatoire pour le traitement de certaines pathologies courantes  pourrait éviter aux patients n’ayant pas les moyens d’acheter les médicaments d’aller aux urgences pour les obtenir. Nous projetons également d’examiner comment les pharmacies pourraient être associées aux communautés professionnelles territoriales de santé, dans la mesure où ces réseaux apparaissent, au niveau des territoires, comme l’outil le plus flexible et le plus efficace de prise en charge des soins non programmés.

GRADES

5 rue Jean-Baptiste Clément

92296 Châtenay-Malabry

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